Je n'étais à l'avance pas très motivé par l'étape de montagne Roncesvalles-Saint-Jean-Pied-de-Port, même si, après tout ce que j'ai fait déjà, elle n'est peut-être pas si difficile que ça dans ce sens-là. Mais après être arrivé à Roncesvalles (Roncevaux, ou Orreaga en basque) sous le crachin et après avoir vu l'accueil administratif et la queue de pèlerins attendant d'entrer dans l'immense hyper-albergue, je n'ai vraiment pas eu envie du tout de rester là. Il faut dire aussi que je commençais à en avoir un peu marre de l'Espagne. J'ai donc zappé en prenant le bus de 15h30 entre Roncevaux et Saint-Jean-Pied-de-Port (Donibane Garazi si vous préférez) et je suis allé au gîte paroissial où on accueille 10 personnes et où il y a un repas communautaire le soir et la vaisselle communautaire idem et donc une ambiance sympathique et tranquille.
Ce matin je suis venu en bus et train à Bayonne où j'ai pu récupérer du courrier que j'avais raté au passage au mois de mai, faire des courses notamment (à Decathlon, incontournable!) racheter encore de nouvelles chaussettes de marche et deux nouveaux mousquetons pour l'accrochage de mon carrix, un ayant déjà lâché depuis longtemps, un autre étant très usé et celui que j'avais en rechange ne me paraissant pas plus solide que ça. Cette fois j'ai carrément des mousquetons d'escalade. Je bénéficie ce soir à nouveau de l'hospitalité de Bélen qui m'avait si bien accueilli à l'aller, qui m'avait solidement réparé mon harnais et à qui j'ai demandé de le renforcer à nouveau!
Demain je vais aller à Ciboure pour chercher l'hospitalité de la communauté des frères qui m'avaient également accueilli à l'aller et où du courrier m'attend aussi. J'y resterai un jour de plus pour me reposer un peu. Mon idée est de repartir ensuite à Saint-Jean-Pied-de-Port pour m'engager dans la voie de Tours en sens inverse et commencer ainsi mon retour vers le nord. Je crois que ça sera plus agréable que la côte basque et landaise et ça sera dans la continuité du Camino Francès.