• 14 juillet 2015

    C'est la fête nationale en France, j'ai failli l'oublier. J'ai passé le Cebreiro, sommet porte d'entrée (ou de sortie) en Galice, même si, à 1298 m d'altitude, ce n'est pas le point culminant du chemin. On passe notamment par l'Alto do Poio à 1337 m. Mais j'avais prévu d'être avancé un peu plus loin aujourd'hui.

    Hier, j'ai fait une étape imprévue. Entre Triacastela et Sarria, il y a deux chemins possibles, soit le chemin direct, soit un détour important par Samos où il y a une abbaye bénédictine. Cette abbaye accueille les pèlerins, mais ça n'est intéressant que si on arrive là en fin d'étape. Partant de Sarria, je voulais donc prendre le chemin direct et aller 9 kms au-delà de Triacastela. Sauf que, si la bifurcation est bien clairement indiquée dans le sens vers Santiago, elle ne l'est pas du tout. Finalement je me suis retrouvé sur le chemin de Samos sans m'en rendre compte et sans le vouloir! Arrivant là-bas vers 11h, je me suis rendu au monastère pour visiter au moins l'église, voire assister éventuellement à un office. Eglise fermée. Visite payante. A l'accueil, je suis tombé sur un moine qui n'entendait ni l'anglais, ni le français, et je n'ai pas réussi à savoir les heures des offices, ni si on pouvait y assister. J'ai passé mon chemin. Finalement, je me suis retrouvé à faire étape à Triacastela, où il y avait une messe des pèlerins à 18 h. Pas de bénédiction pour eux, mais une longue prière à Saint Jacques à la fin, dont je n'ai pas compris le premier mot.

    De Triacastela au Cebreiro, 22 kms environ, peut-être même un peu plus car je n'ai pas toujours trouvé facilement mon chemin et donc j'ai fait des essais et erreurs. Au Cebreiro, il y a une magnifique petite église qui fut érigée par Géraud d'Aurillac (saint ou bienheureux, je crois). Il y a une messe à 19h. Mais j'ai renoncé à la messe, car je ne voulais pas faire étape au Cebreiro car c'est devenu trop commercial et trop touristique. Je suis donc descendu deux kilomètres plus loin, au hameau suivant, où j'ai trouvé un albergue. Du coup, j'ai quitté en principe la Galice pour entrer dans le Bierzo. Le Bierzo est une petite région administrativement rattachée à la région de Castille et Léon, mais qui se revendique galicienne et réclame depuis longtemps son rattachement ou son autonomie. Je trouverai demain ou après-demain ses vignes réputées.

    En chemin beaucoup d'arrêts avec des pèlerins qui, en me croisant, veulent discuter autour de mon retour, du carrix, de mon expérience à Santiago et au Finisterre. Surtout des français et des anglo-saxons ou anglophones. Les espagnols s'en foutent. Quelquefois, ils ne me remarquent même pas.


  • Commentaires

    1
    amj
    Mardi 21 Juillet 2015 à 09:52

    j'ai noté le Cebreiro, la sortie de Galice, les grimpettes, les descentes, les vignes (? tiens !), les magnifiques paysages, les bénédictions (vraiment tu en as reçu un certain nombre, j'allais écrire "une tonne" mais pour un marcheur faut pas "charger"), des portes ouvertes, des églises fermées, la fatigue et la persévérance (qui m'a l'air innée chez toi), les rencontres, la difficulté d'être seul parfois et des individus du genre humain indifférents à tes efforts (différents des leurs)mais pas nous,

     

    bises et buen camino, amj

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